Le Togo franchit une nouvelle étape dans l'installation de ses institutions avec l'ouverture, ce jeudi 6 mars 2025, de la session de droit du Sénat au Palais des Congrès de Lomé. Cette réunion, convoquée par le doyen d'âge de l'institution, fait suite à la validation des résultats des élections sénatoriales et à la nomination de 20 sénateurs supplémentaires par le président de la République, Faure Gnassingbé.
Les élections sénatoriales, tenues le 15 février dernier, ont vu le parti Union pour la République (UNIR) remporter 34 sièges sur les 41 disponibles, confirmant ainsi sa position dominante dans le paysage politique togolais. Les résultats définitifs, proclamés par la Cour Constitutionnelle le 24 février, n'ont fait l'objet d'aucune réclamation, ce qui a permis une transition fluide vers la nomination des sénateurs supplémentaires par décret présidentiel, conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution.
La nomination de ces 20 sénateurs par Faure Gnassingbé, ce 5 mars 2025, a complété la composition du Sénat, qui compte désormais 61 membres au total. Parmi les sénateurs nommés figurent plusieurs leaders de partis d'opposition dits modérés, tels que Kagbara Uleija Innocent du Parti Démocratique Panafricain (PDP), Akouété Yaovi Béléki de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), Kaboua Essokoyo Abass du Mouvement des Républicains Centristes (MRC), Alipui Sénanu Koku de l'Union des Forces de Changement (UFC) et Tchassona Traoré Mohammed du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MDC).
On y trouve également plusieurs membres du parti UNIR au pouvoir, tels que Abougnima K. Molgah, Balouki-Leguezim Bernadette et Bouraïma Inoussa, ainsi que d'autres figures politiques, comme l'ancien Premier ministre du gouvernement de transition, Maître Kokou Koffigoh.
La session d'ouverture du Sénat, prévue pour 15h ce jeudi, marque une étape importante dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution, qui transforme le Togo en un régime parlementaire, avec un président de la République à rôle honorifique et un président du Conseil exerçant le pouvoir exécutif. Elle intervient après un processus électoral qui a suscité des critiques de la part de l'opposition, notamment en raison du boycott par certains grands partis comme l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et les Forces Démocratiques pour la République (FDR).
Malgré ces défis, le pouvoir en place s'engage résolument dans cette nouvelle configuration institutionnelle, avec l'objectif de renforcer la représentativité et la stabilité politique.
TOGO - Le Sénat togolais ouvre sa session de droit: une nouvelle étape pour la Vè République